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L'entrée à Bilbao, premières impressions

21 Avril 2011, 10:00am

Publié par citybrainproject.over-blog.com

Sur la route de Bilbao, l'entrée de ville

27 janvier 2011 - Je retiendrais comme premières impressions, le relief montagneux très prégnant, élément propice au dépaysement. Les chaines de montagnes non seulement surprennent par leur relative hauteur, mais également par leur présence à proximité d’une ville importante comme Bilbao. Les contours de la ville paraissent facilement délimitables grâce à ce relief.

L’aéroport est situé à 5km de Bilbao, soit à une quinzaine de minutes en bus. L’entrée de ville, en provenance de l’aéroport, impressionne. Passant d’abord sous un tunnel, on découvre à sa sortie une vue panoramique et majestueuse de la ville. On traverse le pont de la Salve dont l’architecture monumentale fait échos au splendide Musée Guggenheim tout proche sur les bords de la Ria. Je reviendrai ultérieurement sur l'expérience visuelle du Guggenheim, mais le premier sentiment qu'on ressent en le découvrant, c’est l’impact paysager de cet équipement culturel. L’identité visuelle de l'entrée de ville se trouve profondément marquée et modelée par cette forme exubérante, qui créée une rupture esthétique avec le reste du tissu urbain, lui permettant d'assoir sa présence paysagère.

"L’identité visuelle de l'entrée de ville se trouve profondément marquée et modelée par cette forme exubérante..."

La partie avant du Musée Guggenheim, au bord du fleuve.

La partie avant du Musée Guggenheim, au bord du fleuve.

Le bus me dépose à la station multimodale Terminus San Mames, d'où je prends un second bus pour rejoindre l’hôtel après une attente d’une demi-heure à nouveau. La fréquence du réseau de bus de Bilbao, desservi par les fameux « Bilbobus » rouges* me laisse perplexe. Je découvre sur le chemin de l'hôtel l’une des principales autoroutes reliant Bilbao, l’A8, longée par d'importants travaux. De nombreux chantiers sont en cours et des opérations urbaines semblent fleurir un peu partout bien que la ville soit confrontée à un manque significatif d'espace constructible.

* Bilbobus est un service municipal. Sont visibles également les "bizkaibus" jaunes, blancs et noirs, autocars qui desservent la province de Bizcaye, gérés par le gouvernement provincial.

 

La station de métro moderne du terminus San Mames.

La station de métro moderne du terminus San Mames.

Les "bilbainos", les habitants de Bilbao

Les premières impressions sont déterminantes lorsque l’on découvre une ville et sa population pour la toute première fois. Les habitants de Bilbao paraissent accueillants et sympathiques au premier abord. Que ce soit dés l’arrivée à l’aéroport, dans les bars et commerces. Presque n’importe où, on tombe sur des habitants chaleureux, avenants, toujours disposés à indiquer le chemin.

Elément saillant de ces premières impressions, le sentiment de découvrir immédiatement une population locale amicale et serviable. Mais ce que l’on ressent surtout, c’est une certaine fierté et un fort sentiment d’appartenance des habitants pour leur ville, accompagnée d'une bonne connaissance des quartiers. On est également surpris par le lien proximité qui se manifeste entre habitants. Bilbao donne l’impression d’une "grande maison" où chacun se sent un peu comme chez soi, comme si, le fait de se retrouver à Bilbao signifiait appartenir à une même grande communauté*. La population semble se sentir naturellement "ambassadrice" de la ville. La dernière décennie mouvementée qu’ont traversés ce territoire et ses habitants explique peut-être ce phénomène. On note également la prégnance du contexte identitaire local marqué par l’identité basque. La langue basque s'affiche partout, au même titre que l’espagnol, dans les bars, noms de rue, commerces, universités etc.

"Elément saillant de ces premières impressions, le sentiment de découvrir  immédiatement une population locale amicale et serviable".

* Ce sentiment d'inclusivité est palpable. J'ai toujours été impressionné par la manière dont mon amie chilienne rencontrée sur place, étudiante dans une université locale, s'est complètement fondue dans la culture locale, au point de choisir de rester à Bilbao après ses études.

Deux seniors « bilbainos », aux abords du Musée Guggenheim.

Deux seniors « bilbainos », aux abords du Musée Guggenheim.

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